Le changement climatique est là, ses effets sont manifestes. Il va entraîner des crises que personne ne peut prévoir actuellement, qu’elles soient migratoires, sanitaires, environnementales ou économiques. Ainsi, en cas de crise et afin d’aider les entreprises de droit local mais dont une majorité de parts sont détenues par des Français, il convient, autant que faire se peut, de faciliter leur maintien pendant la durée de la crise afin d’éviter la faillite et le retour en France, sans ressources. Sur base de critères connus et transparents, ces sociétés portées par des entrepreneurs français se verraient accorder des prêts pour leur trésorerie, remboursables sans intérêt et garantis par l’État auprès d’établissements financiers français œuvrant à l’étranger. Les critères d’éligibilité seraient fondés sur la pérennité de l’entreprise à traverser la crise, sur son ancienneté avérée d’au moins 18 mois, sur les bonnes pratiques mises en œuvre au sein de l’entreprise (salaires décents, conditions de travail respectant les normes de l’OIT) et sur son honorabilité (transparence des flux financiers, non- détention de comptes dans des paradis fiscaux, lutte contre le blanchiment, lutte contre la corruption).

EJ.10 Regroupement des démarches administratives et légales lors de changements très fréquents de pays de résidence (notamment dans le secteur de la recherche académique) afin de mieux accompagner l’internationalisation des parcours d’étudiants et de salariés et des projets entrepreneuriaux.

EJ.11 Ouverture du programme STAFE aux TPE-PME, filiales françaises ou de droit local dont les capitaux sont majoritairement français, et dont l’action est reconnue pour la promotion des valeurs françaises et des objectifs définis dans le programme.

EJ.12 Relance du programme d’accompagnement des startups françaises innovantes French Tech.

EJ.13 Préférence à accorder aux entreprises françaises qui respectent les critères d’écoresponsabilité et d’éthique sociale et financière. Conditionner les aides fiscales ou économiques à un audit sur la transparence des activités internationales des groupes français. Lutte contre les pratiques néocolonialistes, en particulier celles encore en vigueur au sein de la tristement célèbre « Françafrique ».

EJ.14 Organisation d’une formation sur la lutte contre la corruption et le blanchiment aux entrepreneurs français locaux, en présence des élu·e·s. Formation gratuite assurée par des intervenants d’organisations entrepreneuriales françaises présentes localement (BPI, Business France, CCI, Conseil économique des Ambassades…).

EJ.15 Renforcement de la structure, des moyens et du personnel de Business France afin de faciliter la création d’entreprises hors de France et de les accompagner dans les
premiers mois de lancement, notamment pour l’entreprenariat féminin. Aider particulièrement, par du conseil et des financements, celles favorisant l’exportation de produits fabriqués en France.

EJ.16 Promotion du télétravail, particulièrement pour les frontaliers français exerçant dans un pays limitrophe, dans un but environnemental (déplacements), sanitaire (promiscuité), d’équilibre personnel (temps de trajet et vie de famille et/ou vie sociale)…Les élu·e·s plaideront notamment pour l’assouplissement drastique des durées permises en télétravail, mentionnées dans les accords binationaux, et qui entraînent l’imposition en France au-delà d’un certain nombre de jours prestés dans l’Hexagone.

EJ.17 Association des élu·e·s aux travaux préparatoires des Groupes intergouvernementaux afin de préparer les discussions ministérielles. Leur expérience du pays, acquise généralement par de très nombreuses années sur place et par une immersion leur permettant d’appréhender les problématiques académiques, économiques, scientifiques, environnementales et sécuritaires, doit pouvoir être mise à profit au sein de ces travaux préparatoires.